Stages
" se réconcilier avec le père" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Cristina Buffon   
23-08-2010

 « SE RECONCILIER AVEC LE PERE »

 L’essence du  père nous parle de verticalité, de soutien, de cadre , de structure et de ressources pour se réaliser, de protection, de limite, de délimitation pour définir son identité, de légitimité, d’autorité, de droit et d’assise.

 Elle nous parle également de sens, de direction et de guidance, de reconnaissance et de recevoir, elle nous parle finalement de cet amour du père qui nous permettrait d’aller, de faire, de réaliser, d’oser, d’entreprendre et de s’affirmer sans peur.

 Elle nous parle encore d’unité ,d’ un regard entier qui se poserait sur notre être, notre âme , notre cœur et notre corps , un regard qui permettrait de rassembler, ce qui le plus souvent se vit séparé, jugé et coupé.

Or, entre l’essence du père et la réalité de notre relation à papa , un fossé se creuse. 

   Devenir père pour un papa participe d’un vrai choix, un apprentissage durant lequel le lien se tisse, se construit et se nourrit. L’enfant en nous attend et espère un papa qui incarne toutes les ressources du père, mais ce papa, s’il ne fait pas un chemin pour se rencontrer intérieurement, ne pourra qu’offrir ce qu’il croit être un père, enchevêtré dans ses propres croyances et son histoire et sera à son tour guidé dans ses réactions face à sa progéniture par un petit garçon intérieur encore blessé et sans valeur.

Devenir père devient alors une vraie responsabilité intérieure : offrir à cet enfant que je reçois dans ma vie, une main qui le tienne vraiment, un regard qui lui permette, une sagesse qui lui ouvre et un amour qui l’élève.

Cette véritable qualité de présence ne peut s’offrir en profondeur ( et non seulement en surface) que quand la propre histoire de ce père aura été guérie suffisamment pour qu’un espace  se crée à l’émergence de ces ressources.  

LE LIEN AU PERE : GUERIR ET TRANSFORMER LE LIEN

 Qu’il soit absent, manquant, présent, omniprésent, qu’il soit parti, qu’il soit resté, quelle que soit l’histoire qui nous attache et nous rattache à ce père, l’empreinte est là, inscrite de manière indélébile dans notre mémoire cellulaire et c’est sur cette empreinte que nous aurons construit une partie de notre histoire.

Ce père aura laissé une empreinte, des vides, des absences et des trop,  des schémas , des croyances , des liens de loyautés, des ressources et une hérédité 

Un enfant s’est construit sur ce socle, sur ce morceau de vie et d’humain. 

 Quelle  a été cette histoire ?

Quelle était la nature de ce lien ?

sur quels schémas, quelles empreintes, quelle hérédité cet enfant s’est il construit ?

Quelles blessures ont émergé de ce vécu ?

Quelles rages, quelles émotions n’ont pu se dire ? 

Quels liens de loyautés ont emprisonné et emprisonnent encore notre liberté d’être ?

Quelles ressources ont manqué pour se construire ?

Quelles croyances ont nourri et nourrissent encore notre  scénario de vie ?

Quelles ruptures,  absences,  fermetures et incompréhensions ont meurtri et fermé ce cœur d’enfant ? 

Toutes ces questions fondamentales sont essentielles pour commencer à regarder la toile sur laquelle l’enfant en nous a tissé son histoire.

 Se  réconcilier avec le père est un chemin qui demande d’abord d’aller regarder, comprendre, guérir et transformer cette toile : en percevoir les empreintes, les blessures et les manques, comprendre et intégrer le sens de ce lien, grandir à travers toutes les prises de conscience , se défaire à travers toutes les libérations, s’enrichir à travers toutes les transformations pour tirer la quintessence de ce parcours.

Tant que l’intimité de cette histoire n’aura pas été reconnue, acceptée et intégrée, nous resterons prisonniers de nos manques, de nos croyances et de nos certitudes, pétris dans la peur du pouvoir de l’autre et mendiant éternel des ressources qui nous auront tant manqués.

Guérir le lien au père veut dire….

Comprendre et accepter que j’ai choisi ce père pour évoluer, c'est-à-dire d’expérimenter le vide pour choisir le plein, l’abandon pour choisir le lien, le rejet pour choisir l’accueil, la trahison pour choisir la foi et la loyauté, l’injustice pour choisir la reconnaissance, l’humiliation pour choisir la dignité et toutes les formes de la souffrance humaine noyée dans la peur, l’ignorance et le pouvoir pour faire un vrai choix de foi, de sagesse et de puissance.

 L’être humain est ainsi fait que pour faire un vrai choix de lumière il aura fallu qu’il morde la poussière de l’ombre jusqu’à en goûter le prix.  

Guérir le lien au père veut dire comprendre et accepter que nous pouvons transformer nos blessures et nos empreintes en ressources, au-delà même de les identifier et de les libérer, nous sommes alchimistes et nous pouvons  les transmuter. 

Guérir le lien  au père sera d’autant plus déterminant si la mère aura été trop présente et qu’il n’aura pu remplir son rôle de séparateur : il sera difficile pour cet enfant de définir et protéger son territoire, il sera  en osmose avec son environnement, autant dans le pouvoir qu’il donnera à l’autre de le définir que dans les exigences qu’il aura par rapport à lui.L’absence de père ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’empreinte à guérir bien au contraire. 

Guérir le lien au père veut dire comprendre qu’à travers chaque prise de conscience, chaque lâcher, chaque renoncements, chaque acceptation , chaque transformation, nous pourrons grandir et modifier notre regard sur cet homme et nous permettre de le regarder plus large, plus grand pour, finalement, ne le voir que comme un être humain dans toute sa limite et sortir du pouvoir que nous lui donnions comme enfant de nous permettre , de nous autoriser, de nous définir, de nous donner reconnaissance, sens et valeur.

Guérir le lien au père veut dire choisir de prendre la responsabilité de cet enfant en nous et de devenir son propre père.

Guérir le lien au père veut dire faire le deuil du père idéal , permettre un chemin de réconciliation, de paix et de pardon, et plus loin se demander «  pourquoi ce père –là » ? 

Pardonner , au sens d’accepter et non de cautionner, permet de pleinement lâcher les liens de pouvoir et de dépendance pour ouvrir la porte à l’amour, la compassion et pouvoir regarder avec gratitude cet être qui aura rempli ce rôle de père.

Guérir et transformer le lien au père veut dire reconnaître combien ce père m’aura permis et le plus souvent surtout à travers ce qu’il ne m’aura pas donné, puisque, c’est depuis ces espaces carencés que j’aurais fais le choix d’aller me rencontrer et de devenir mon propre parent. 

 INTEGRER LE PERE EN SOI 

Se libérer et faire la paix avec l’empreinte de notre père permet d apprendre à devenir son propre père et, par ce chemin de transformation intérieure, de permettre l’espace  à l’essence et aux ressources du père en soi d’émerger.

Libérer le père extérieur pour permettre le père intérieur….tel est le chemin initiatique.

Intégrer le père veut dire pourvoir se protéger et poser des limites pour soi et non contre les autres…

se sentir légitime simplement par notre juste présence sans se justifier ni s'expliquer sur qui nous sommes ou ce que nous pensons…

sentir son autorité intérieure comme une présence qui peut s'exercer dans l'amour, ni dans la force, la contrainte et les cris…

pouvoir diriger sa vie dans la confiance et se faire confiance dans les choix et décisions que nous prenons,  en s'appuyant sur notre intuition pour intégrer le féminin….

….se réaliser et manifester son pouvoir créateur en toute sérénité

.s’affirmer dans la paix et la douceurIntégrer le père en soi permet de  retrouver pleinement son pouvoir personnel, accepter et recevoir l’amour de l’homme, trouver une harmonie dans le rapport à l’autorité et savoir décider pour soi. 

Intégrer le père pour une femme veut dire retrouver son propre pouvoir, se réaliser depuis l’intérieur , se sentir légitime dans son féminin et tout ce qu’il représente et sortir de l’illusion du pouvoir qu’elle confère à l’homme .Intégrer le père pour un homme, c'est la possibilité d'intégrer et de faire émerger l'essence du masculin ni dans la lutte, ni dans la résistance, ni dans le pouvoir, mais dans une juste assise intérieure. 

SE RECONCILIER AVEC LE PÈRE

 Se réconcilier avec le père veut dire que j’ai fait la paix : la paix avec mon père humain, mon père intérieur, l’essence du père et du masculin.Je peux choisir d’accepter ce qui a été , de m’ouvrir et de me laisser toucher par l’amour du père , par la vie et la grâce.  Tant de souffrances perdurent dans ces choix de fermeture et de rancœur, de ressentiment que nous entretenons par delà la mort de nos parents.

 Notre Ego, garant de notre protection, nous coupe le plus de notre cœur et quand ce cœur est fermé, il ne peut certes donner, mais il ne peut surtout pas recevoir.

Se réconcilier avec le père veut dire se réconcilier avec l’essence même de la vie, l’étincelle dont nous sommes les porteurs.  

STAGE " SE RECONCILIER AVEC LE PERE"

13 et 14 novembre 2010

Centre Espace temps

 

Dernière mise à jour : ( 23-08-2010 )
 
STAGE " SE RECONCILIER AVEC LA MERE" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Cristina Buffon   
22-06-2010

       
STAGE  « SE RECONCILIER AVEC LA MERE » 

 

L’énergie de la mère nous parle d’espace, d’accueil, d’écoute, d’empathie, d’amour, de protection, de nourriture, de paix, de réconfort, de plénitude, de sécurité, de confiance, d’ancrage, de capacité à prendre soin de tous nos besoins, de la capacité à donner et à recevoir, de la capacité à tisser un lien d’amour et de confiance à soi et à l’autre, dans la fluidité, l’ouverture et non dans la peur, la lutte et la résistance. 

En chacun de nous se vit un enfant carencé de toutes ces ressources qui respire dans la peur du jugement , dans la culpabilité, dans la honte, dans l’insécurité matérielle ou affective, dans la peur de donner et de recevoir, dans la méfiance et l’impression qu’il faut contrôler pour être sûr…un enfant qui se vit sans amour véritable, sans un espace où il peut se dire sans crainte de la réaction de l’autre.

Cet enfant sans mère se vit dans l’ombre de nos impuissances et dirige notre vie dans chaque choix que nous n’osons faire, chaque liberté que nous n’osons acquérir, chaque vérité que nous n’osons exprimer par manque de confiance, de sécurité, d’amour vrai et d’accueil  en nous-mêmes.

 Se réconcilier avec la mère veut dire apprendre à guérir les liens avec notre mère , et au-delà de ce chemin qui se veut quelques fois douloureux, comprendre que l’énergie de la mère se vit en soi, se construit en soi, s’intègre en soi, indépendamment de l’histoire avec notre propre mère. 

Se réconcilier avec la mère veut dire apprendre à regarder ,sur la base de notre histoire, quelle mère  nous sommes devenus pour nous-mêmes et pour les autres, apprendre à se vouloir du bien, suffisamment de bien pour sortir de nos schémas de culpabilité, de honte et de jugement, sortir de tous ces espaces de non accueil, de non amour, pour permettre de se regarder plus large , de s’ouvrir et de se faire grandir au lieu de se réduire en permanence ,de se limiter par peur.

Se réconcilier avec la mère veut dire faire la paix avec notre incarnation, accepter d’être là et accepter ce corps comme un morceau de cette terre qui nous porte, choisir de s’enraciner complètement en elle pour consolider notre sentiment de sécurité et de confiance .

Se réconcilier avec la mère veut dire faire la paix avec le féminin. Ce stage propose non seulement d’aborder et d’apprendre à transformer les principaux schémas construits avec notre mère, mais de véritablement apprendre à installer en soi et à intégrer l’énergie de la mère et toutes les ressources qu’elles représentent. Grandir dans un socle plus grand, développer notre capacité d’accueil et installer un majeur sentiment de sécurité intérieure.     

SAMEDI 10 et DIMANCHE 11 JUILLET 2010

  CENTRE ESPACE TEMPS, CAROUGE 

460.-

 0041787393823/www.intelligenceemotionnelle.net                      

  
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Dernière mise à jour : ( 22-06-2010 )
 
FORMATION " TRANSFORMER NOS BLESSURES" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Cristina Buffon   
18-05-2010

« APPRENDRE A TRANFORMER NOS BLESSURES EN RESSOURCES »

Formation pour thérapeutes, coachs et toutes personnes désirant avoir des outils de travail sur soi.

 28,29 et 30 mai 2010 session I

Session II en novembre  

Ce formation propose d’aller comprendre  et apprendre tout le parcours alchimique de transformation des blessures intérieures  en ressources.

Nos blessures sont le terreau de notre histoire nous les portons comme le socle sur lequel nous avons construit nos interprétations, nos croyances, nos schémas, nos réactions.

Prisonniers de ces blessures, notre vie est survie, nos choix sont subis, notre pouvoir est impuissance.  

Qu’est-ce qu’une blessure ? comment la lire chez soi ou chez l’autre ? comment en reconnaître la signature émotionnelle ? quelle attitude adopter face à ces émotions ? comment les laisser vivre chez soi ou chez l’autre ? comment non seulement libérer ces blessures, les réparer, les transformer en ressources ? comment sortir des systèmes de croyances et des schémas ? comment libérer les liens de loyauté pour acquérir la légitimité d’être et d’exister ?

Pour les personnes qui en accompagnent d’autres sur le chemin de la transformation : comment être vraiment être présent à cet autre ? comment l’aider à identifier, à comprendre et à libérer ces blessures, ses émotions et ses croyances ? comment lui  permettre de trouver les ressources et ses propres espaces de guérison ?  comment permettre un espace de transformation ? 

Cette approche et les outils qu’elle propose sont autant d’étapes et de repères offert pour comprendre et dépasser les écueils de ce parcours alchimique qu’est la guérison. 

Cet enseignement est le fruit de mon parcours, de mes recherches, de mes transformations et de toutes les richesses émotionnelles offertes par chaque être qu’il m’a été permis de rencontrer et d’accompagner.  

I.TECHNIQUES DE PRESENCE, D’ACCUEIL ET D’ECOUTE

 I.            LES BLESSURES : QUID ?

 II.         IDENTIFIER, COMPRENDRE ET LIRE LES BLESSURES.

 III.      LIBERER LES BLESSURES 

IV.      LES EMOTIONS  

V.         TRANSFORMER LES BLESSURES 

VI.      LES SCHEMAS : sortir des liens de loyauté 

VII.    LES CROYANCES : transformer nos croyances en pensée créatrice. 

VIII. LA QUINTESSENCE DU CHEMIN 

 Centre Espace tempsRenseignement au 0787393823  

  
  
  
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Dernière mise à jour : ( 18-05-2010 )
 
L'ALCHIMISTE INTERIEUR Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Cristina Buffon   
05-05-2010

STAGE 

  
« L’ALCHIMISTE INTERIEUR »  

L’être humain porte en soi des ressources, des richesses et des savoirs intérieurs dont il ne soupçonne pas l’existence, l’étendue et les possibilités. S’il avait pleinement conscience de son pouvoir à transformer, à transmuter et à créer, cet être humain n’aurait pas l’impression de subir sa vie, de ne pas avoir le choix, d’être encore et toujours une victime de son passé, de son présent et de son futur.  L’être humain est un alchimiste : il peut transformer et créer.  Il peut transformer ses blessures, ses fardeaux, ses souffrances, ses croyances, ses jugements, ses culpabilités, tout ce qui constitue son humanité , tout son plomb en or, en ressources, en forces, en richesses.  Transformer ce plomb ne veut pas dire s’en débarrasser, mais au contraire en tirer la quintessence de ce que ces expériences de vie lui auront enseigné.  

 

  I.           Se délivrer des liens de loyautés, les liens de fidélités à notre histoire, notre filiation biologique, ce que nous faisons encore comme ou au contraire par opposition. Se délivrer des schémas. Se délivrer de l’ancien.  

II.        Transformer et permettre la renaissance. 

III.     Le pouvoir créateur : choisir et créer sa vie. 

 

 Samedi 12 et dimanche 13 juin 2010 460.- Centre Espaces Tempswww.intelligenceemotionnelle.net

Dernière mise à jour : ( 05-05-2010 )
 
STAGE L'ENFANT INTERIEUR 2010 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Cristina Buffon   
01-04-2010

L’ENFANT INTERIEUR : UN CHEMIN VERS LA GUERISON ET LA TRANSFORMATION. 

L’enfant intérieur ou l’enfant en soi représente mon potentiel, ma  nature et mon essence profondes, l’être que je suis au-delà des empreintes des blessures de l’humanité. Il incarne la vie, la lumière, le mouvement, la vérité de mon âme. Il est créativité, joie et source de vie. Il s’exprime dans la simplicité, la pureté et le moment présent.  Il porte en lui l’émerveillement, la foi, l’ouverture et l’innocence. L’essence de cet enfant en soi est une graine, un germe porteur de tous les possibles de l’humanité.

Connecté à son essence, je respire la vie, dans un même souffle, riche de sensations, chaud dans le lien à mon cœur, souple dans le mouvement, ouvert à me dire et à me partager, laissant transparaître dans mon regard la vérité de mon âme et la joie de me vivre depuis cet espace. 

Cet enfant de lumière porte «  in se » l’unicité de mon Etre, qu’au terme d’un parcours alchimique, il me sera possible de retrouver,  pour que depuis ce cœur pur, je puisse  reconnecter  mon lien naturel à la Source de Vie  et à ma filiation divine.

Cependant, cet enfant porte  également des voiles autour de son essence, de lourds manteaux quelques fois, témoins des blessures de l’humanité : il porte les empreintes du rejet, de l’abandon, de la trahison, de l’injustice, de l’humiliation et surtout le sentiment de profonde solitude avec lequel il les a vécues et traversées.

Cet enfant est en chacun de nous sans exception tant dans son potentiel de vie et de lumière que dans son potentiel de souffrance et d’obscurité.

Blessé  et en exil, il se dit à travers mes impuissances, mes rages, mes peurs, mes manques, mes croyances et toutes les stratégies utilisées  pour me  sentir exister, avoir ma place, me sentir aimé et validé.

Cet enfant se manifeste dans mes réactions, mes attentes et mes exigences. Il se dit encore à travers mes maux physiques, mes mal-êtres, mes paniques, mes tristesses inexplicables et inexpliquées. Il  est  à l’affût, il guette écoute, reconnaissance et réparation. 

 Affamé d’amour, mendiant d’attention et de sécurité ,il est  prêt à tout pour ne pas se sentir exclu, séparé et isolé. Il est là, souffrant et vulnérable, perdu dans les couloirs du temps, dans les espaces de l’absence, dans les profondeurs de l’isolement, prisonnier et terrifié par ses monstres intérieurs que sont le jugement, la culpabilité, la honte et une lancinante morsure d’inadéquation. 

 Cet enfant-là raconte l’histoire de toute l’humanité qui se vit en nous, qui demande à être écoutée, entendue, reconnue, guérie et intégrée.

Ce ne sont pas les événements qui seront marquants, mais la manière dont l’enfant les aura vécus et comment il se sera senti accompagné, guidé, informé.

Si cet enfant  connaît dans les moindres détails les  morsures de chaque blessure intérieure et leur signature  émotionnelle dans chacune de ses cellules,  il détient également  les ressources, les clés de la transformation, intimement chevillés à son cœur. Il est le laboratoire et l’alchimiste à la foi.  

Guérir et transformer les blessures que porte cet enfant intérieur blessé  nous permettra de laisser partir et se défaire voiles après voiles, les empreintes des plaies de l’humanité, de nourrir les béances et les vides intérieurs pour de venir pleinement responsable et autonome, de modifier croyances et anathèmes portés pendant si longtemps comme des vérités absolues pour accéder à une libération dans les cellules de tout cet héritage mental, émotionnel, physique et spirituel dans la gratitude et la compréhension que cet enfant une fois nu, pourra se vivre simplement dans son essence de lumière et son potentiel de vie originel.

Quel est le chemin vers la transformation ?Chaque  blessure que porte cet enfant est divine ,en ce sens que quand j’y entre, quand je la vis, quand je  la respire, elle me permet non seulement d’aller guérir ce qui a fait mal,  nettoyer la plaie,  nourrir le besoin et modifier mes croyances, mais également de parcourir le chemin qui me sépare de  mon âme, de mon cœur et de ma  partie divine.

 La première rencontre est intellectuelle : j’appréhende mes empreintes et ce enfant que je porte  par le biais de la connaissance, du savoir et de la compréhension. Nous avons le plus souvent peur de rencontrer cet enfant blessé, qui nous est souvent étranger ou trop bien connu, peur d’être pris et absorbé par lui, par sa souffrance et son désespoir.

 Le chemin vers cet enfant raconte l’histoire d’une vraie rencontre intérieure, d’un vrai choix en amont, d’une main qui se tend, d’un regard qui choisit de se porter vers l’intérieur, vers un espace peu connu et surtout peu visité : une demeure dans laquelle se vit un enfant seul depuis si longtemps. 

Ce chemin  demande de prendre la responsabilité de cet enfant et de toute son histoire,  d’aller avec lui vers la guérison, ne plus attendre de l’extérieur, prétendre et se positionner en victime.

 Ce chemin demande d’arpenter le sentier caillouteux du cœur : apprendre à se vouloir du bien, suffisamment pour donner valeur et légitimité à tout ce qui vient de cet enfant.

Ce chemin demande encore de se délester de stratégies de survie devenues asphyxiantes et de l’énergie d’un mental trop lourd qui revient au galop dans son énergie de vouloir, de pouvoir, de savoir et d’avoir.   Le lien avec cet enfant se construit autant qu’il s’apprivoise.

Cette rencontre n’est pas linéaire : j’approche, je pars, je reviens, j’ ai peur, je suis déçu, je ne voit rien et je ne ressens rien.L’enfant est là, il attend, il espère, il guette, tantôt recroquevillé, tantôt triste, tantôt résigné, dans la rage, je le verrai au gré de nos rencontres dans toutes les peaux qu’il porte et les souffrances qu’elles expriment. Je m’arrête, je respire, je regarde à l’intérieur….

Il est là, je le regarde, je l’embrasse de tout mon être et de toute mon âme, je m’avance vers lui, je me mets à sa hauteur et simplement je crée le lien, par le regard d’abord, une main qui se pose ensuite, par une étreinte finalement..

Au départ ce lien peut être aussi inconfortable que naturel. Je peux douter de moi, de lui….je n’y crois pas, j’y vais contraint sans trop comprendre, ni réaliser ce que cela implique..je ne vois rien, je ne ressens rien….timide et dubitatif, je l’approche, je le tolère, je réalise alors qu’il me faudra faire grandir et mûrir mon cœur à la chaleur de mon âme pour augmenter ma capacité à accueillir et à accepter, à permettre que ce lien s’installe, grandisse, se cristallise et s’enracine pour devenir un lien chaud, doux et inconditionnel : .… j’installe alors un espace pour  cet enfant, pour qu’il puisse se dire, s’exprimer dans les secrets de ses profondeurs : il dira «  comment » à travers les ressentis, les impressions et les images…il dira «  combien » à travers l’intensité de celles-ci. 

C’est  le passage émotionnel : je vais ressentir ses frémissements, ses codes, ses manières à lui, à mon enfant de se dire, différemment des autres, ses cris, sa palette d’impressions, de ressentis, d’images, et d’émotions. Cette étape se vit dans le cœur, elle demande de s’arrêter, de respirer profondément et dans ce mouvement de va et vient, de se laisser ressentir ce qui est, de plonger dans ce ressenti , comme pour l’embrasser, le faire sien et l’intégrer.  

Cette intégration émotionnelle me  permettra d’aller sentir et toucher depuis l’intérieur  les manques profonds et réels de cet enfant , de quoi il aurait eu besoin au plus précis pour pouvoir se construire autrement   et  d’ accéder aux ressources adéquates pour nourrir ces manques et à celles nécessaires pour parcourir le chemin lui-même( patience et acceptation pour ne nommer que les plus ardues). Je pourrai également depuis l’intérieur identifier les croyances sur lesquelles cet enfant  a bâti l’édifice de son existence et choisir de les transformer. Savoir ce dont j’aurais eu besoin  enfant n’a rien à voir avec ressentir ce dont j’aurais eu besoin et surtout de quelle manière j’en aurais eu besoin.

Au gré de ces rencontres, j’apprendrai  à devenir ma propre mère et mon propre père et, dans les secrets de cet autoparentage, à consolider le lien avec cet enfant  dans toujours plus de confiance, afin que les portes  plus profondes cèdent au fluide de guérison.

Devenir parent est un apprentissage : accepter de ne pas savoir, de ne pas faire juste et laisser quelques fois l’enfant me guider et me montrer le chemin avec plus de simplicité et moins d’exigence. 

De cet axe, je pourrai  aller  contacter mes empreintes de manière plus profonde , presque en les vivant dans mes cellules, à l’amplitude à laquelle je  les ai sûrement expérimentées en tant qu’enfant.

Dans cette étape dite cellulaire , il me faut « simplement » les accueillir , honorer cet enfant qui a été mordu par cette douleur, dans toute sa vulnérabilité, sans masques ni protection, le plus souvent seul, sans personne pour lui tendre la main et accueillir sans juger, sans minimiser, sans relativiser l’étendue de l’incompréhension et de la souffrance.

La douleur peut être vive, l’impression de solitude puissante et l’insécurité liée à la guérison et à la transformation  diffuse et intolérable. Un sentiment d’abandon nourrit cet état de mutation, sentiment intimement lié au nettoyage, au terrain épuré et soudain vide de ce que je connaissais et auquel je m’étais identifié, pour que la nouvelle semence puisse prendre et fleurir.

 Beaucoup de pleurs incongrus, sans explication, ni attente apparaissent. Par les pleurs le nettoyage se fait et les transformations s’intègrent. Les pleurs libèrent l’espace nécessaire au nouvel ensemencement. Comme il est difficile d’accueillir ces larmes sacrées sans les juger, sans s’excuser de les avoir, sans raisons, sans craindre d’être dans une phase de dépression ? Comme il est difficile de comprendre que les blessures installées dans nos cellules depuis si longtemps  ont besoin de s’extraire, de se vider de leur empreinte, de se nettoyer ? La peur et l’insécurité font partie du parcours : peur du vide, de l’inconnu, de ce que ce corps vit, exprime et  qui me dépasse, de ces points de repères qui me paraissent obsolètes sans pour autant en connaître ou plutôt en avoir intégrés d’autres, prêts à l’emploi.  

Etat de vulnérabilité extrême.   La rage est également présente :  cette rage est un sursaut qui me permet de dire stop, mélange d’impuissance et d’affirmation, elle recentre et me pousse à  toucher un socle en moi, une limite intérieure qui inscrira à jamais le « plus jamais ».

C’est une main qui repousse, qui soudain prend conscience de la présence d’une pierre précieuse, d’un bijou, d’un espace sacré qui mérite douceur, amour et d’être protection.L’enfant est précieux, son essence diamant.  

A  mesure que mes voiles se sont soulevés et mes empreintes libérées, mon regard s’est transformé.

Chevillé à l’énergie du cœur, il peut offrir à cette essence de vie en moi, cet enfant que je porte, un accueil plus grand, plus large, plus conscient, une volonté plus pure de l’aimer et de le chérir encore davantage, une intention de me vivre depuis sa source de vie. Le lien devient plus fort, plus irrémédiable, plus inconditionnel pour basculer dans le choix d’exister depuis  l’essence même de cet enfant, ce potentiel de lumière et de vérité qui est le mien, ses dons et ses aptitudes spécifiques, sa manière d’être au monde, cette créativité qui me fait me sentir libre et vivant. Le divin réside dans le cœur de cet enfant, dans la simplicité face à la vie, dans l’envie de vivre et de rire, dans la joie de transmettre cet état d’être. 

 STAGE « VOYAGE AU COEUR DE L'ENFANT: un chemin de guérison»

samedi 1er mai et 2 mai 2010

Centre Espace Temps, Genève    

Dernière mise à jour : ( 01-04-2010 )
 
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